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Lapin de Garenne
Oryctolagus cuniculus

En bref…

  • Longueur : 35-45 cm
  • Poids moyen : 1,7 – 2,2 kg
  • Couleurs : gris, brun
  • Régime alimentaire : herbivore
  • Reproduction : 3-5 portées d’environ 5 petits par an

Morphologie

lapindegarenneLe lapin de garenne possède un pelage gris brun, et des oreilles dont les pointes ne sont pas noires. Sa queue est de la même couleur que son pelage sur la partie dorsale, et blanche sur le dessous. Ses pattes arrières sont faites pour le saut.

 

Biologie de l’animal

Cycle de Reproduction

La période de reproduction s’étale du mois de janvier au début de l’automne. Seul le mâle dominant assure la procréation. Une femelle peut faire plusieurs portées par an, soit entre 3 et 5, car la gestation et l’allaitement durent au total 2 mois. Chaque portée est constituée de 5 petits en moyenne, et une lapine peut mettre bas 15 à 25 petits par an. Leur maturité sexuelle est atteinte à quatre ou cinq mois, donc les lapereaux nés tôt dans l’année sont déjà capables de se reproduire à la fin de la saison de reproduction.

Régime Alimentaire

Le lapin de garenne est exclusivement herbivore, et possède un régime plutôt opportuniste. Il n’est pas exigeant et peut ainsi survivre dans des milieux pauvres et hostiles, en adaptant son menu aux saisons et à son milieu. Au printemps et en été il s’alimente de poacées sauvages ou cultivées, de céréales, de fabacées, de thym et de bruyère. En automne il consomme également des fruits tombés au sol pour compenser la raréfaction des végétaux qu’il consomme en été. Enfin, en hiver il recherche la végétation ligneuse ou semi-ligneuse : il mange des feuilles de ronce et écorce les jeunes arbres.

Habitat

On le retrouve dans tous les types de milieux, à l’exception des grands massifs forestiers et des zones d’agriculture intensive. Le lapin de garenne est très éclectique et est capable de coloniser presque tous les types de milieux : bois touffus, lisières, bosquets, remblais, talus et coteaux, garrigue, maquis, dunes… Il a tout de même des préférences pour des sols légers, secs et filtrants qui lui facilitent la construction de son terrier dans le sol. Il lui faut également à proximité une végétation épaisse ou des buissons pour se réfugier en cas de danger. Il est rare de l’observer au-delà de 1200-1400 m. Certains types de sols ne lui conviennent pas : du fait de la présence de maladies pouvant l’affecter, les sols humides ne lui sont pas favorables et il préférera un sol sec et filtrant.

Mode de vie et Comportement

En général, plusieurs adultes vivent ensemble formant un groupe social et partageant la même garenne. Une cellule sociale de base est généralement constituée de deux à huit individus. Les principales périodes d’activité du lapin de garenne le crépuscule et l’aube, période à laquelle il se nourrit. Son activité est aussi rythmée par les conditions météorologiques. Il n’a pas besoin d’un grand espace vital, car moins d’un hectare lui suffisent. La densité de population peut varier de 10 à 200 ha. Le lapin est très sédentaire et ne parcourt pas une grande distance pour trouver de la nourriture. C’est également un animal craintif et très alerte, surtout lors de la recherche de nourriture, et lorsqu’il perçoit un danger il tambourine violemment le sol de ses pieds pour prévenir ses congénères.

 

Enjeux / Menaces

  • Le lapin est un animal très prolifique mais il subit des taux de mortalité important : ainsi, on observe de grandes fluctuations d’effectifs du fait de la forte sensibilité de l’espèce aux aléas environnementaux. La mortalité juvénile est la plus forte : seuls 5 à 6 petits survivent sur la totalité des portées annuelles d’une femelle.
  • Les effectifs sont en forte baisse sur les 25 dernières années, et ce à cause des épizooties de myxomatose et de VHD. Aujourd’hui la principale menace est la fermeture des milieux et la fragmentation des populations en petits noyaux, qui rend les lapins plus sensibles à ces maladies.
  • Le lapin peut commettre des dégâts : sur les céréales, sur les vignes, sur les plans forestiers ou sur les cultures horticoles.

Particularités

  • Le lapin est caecotrophe : les aliments qu’il consomme sont tout d’abord rejetés par l’organisme sous forme de petites crottes molles et humides, très riches en vitamines, acides aminés, bactéries qui sont essentiels à sa survie, qu’il va ensuite ingérer pour subvenir à ses besoins.

 

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